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07/04/2015

Dani Lary de passage à Nice et à Marseille

Le magicien Dani Lary vous joue des tours dimanche à Nice

Publié le mardi 07 avril 2015 à 17h15

Dani Lary : « La comédie magicale est née à N - 28912980.jpg

«Mon concept de comédie magicale est né à Acropolis, à Nice». (Photo DR)

 
 

Non content d’avoir renouvelé l’art de l’illusion, Dani Lary diffuse ses tours auprès de ses confrères magiciens. Il sera à Nice et Marseille avec son nouveau spectacle, Retro Temporis.

Il a commencé tout petit. Et remplit aujourd'hui des salles qu'il croyait réservées à Johnny Hallyday. Johnny, pour lequel il a d'ailleurs mis au point quelques effets de magie, comme il l'a fait aussi pour des spectacles de Candeloro ou Lorie. Dani Lary, enfant d'Oran qui a grandi entre Colombey-les-Deux-Églises et la Drôme, va nous bercer d'illusions à Marseille ce samedi et à Nice, ce dimanche.

Entre l'Algérie et la Drôme, le Général de Gaulle !

Oui, que je me souviens d'avoir vu souvent quand j'avais quatre ou cinq ans. Au moment des événements, quand le Général de Gaulle est venu nous dire qu'il nous avait compris, mon père, négociant en meubles à Oran, a décidé de lui écrire. Contre toute attente, le Général lui a répondu en lui promettant des locaux. Notre famille s'est donc installée à Colombey où mon père, menuisier, a fait la bibliothèque que l'on voit sur la photo officielle de 1958. Nous sommes ensuite partis pour la Drôme, où j'ai grandi dans la cité des Tordières, près de Romans. J'y ai toujours ma maison.

Et une « usine » à magie…

J'étais à l'étroit dans mes ateliers de 2 000 m2. Je viens donc de racheter une usine désaffectée de 5 000 m2 où j'emménage avec une douzaine de salariés. On fabrique tout. Dès la conception, j'optimise. Mes tours s'emboîtent comme des tables gigognes pour tenir dans mes quatre semi-remorques.

Votre tout premier tour ?

Ouh là ! Au début, c'était plutôt de l'amélioration. Je me souviens qu'à treize ans, j'avais la même boîte de magie que mon voisin du dessus. Comme ça m'énervait qu'il connaisse mes trucs, j'ai commencé à bidouiller. Si bien qu'il ne comprenait rien aux tours que je lui montrais.

Votre numéro favori ?

J'ai un tour où je m'évade d'un aquarium rempli d'eau en passant à travers la paroi. A ce jour, son secret n'a été percé par aucun de mes confrères. Ce n'est pourtant pas le plus spectaculaire. Celui que la plupart des gens préfèrent, c'est le piano qui vole. On me voit faire des loopings en jouant ! Mais des tours, j'en ai inventé plus de quatre cents…

Depuis quand en vivez-vous ?

Depuis toujours. À dix-huit ans, sitôt le permis en poche, je suis parti pour l'Espagne au volant d'un « tube » Citroën provenant de la menuiserie de mon père. J'ai commencé par écumer les campings en me faisant payer au chapeau. Il était rempli de pesetas ! Au bout de quinze jours, on me demandait de partout. J'ai continué. De camping en cabaret et de cabaret en music-hall, j'ai fait trois fois le tour du monde avant d'atterrir chez Patrick Sébastien, pour qui j'invente un tour tous les mois.

Rien de trop beau pour le show ?

Non, et je peux même vous dire que mon concept de «comédie magicale» est né à Acropolis, à Nice. La magie mise en scène, plutôt que des tours à la queue leu leu. Au départ, c'était juste l'évocation en lever de rideau d'une légende de ma région. Mon ami Patrick Hourdequin, qui dirigeait le théâtre Princesse-Grace, à Monaco, m'a mis un coup de pied au c… en me reprochant de ne pas avoir exploité l'idée jusqu'au bout. Après avoir retravaillé ma copie, j'ai fait Nikaïa et tous les Zénith de France. J'ai renouvelé l'expérience avec Retro Temporis, un spectacle encore plus abouti, qui s'articule autour de Jules Verne et de Robert Houdin, sur fond de Révolution industrielle. Depuis un an, c'est un carton.


Retro Temporis.

Samedi 11 avril, à 20h30. Le Silo, à Marseille.

Tarifs: de 25 à 55€.

Rens. www.silo-marseille.fr 

Dimanche 12 avril, à 18 heures. Acropolis, à Nice. 

Tarif: de 25 à 55€.

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