14.03.2010

Dani Lary inaugure le Casino de Lille, Samedi 13 Mars

L'illusionniste Dani Lary a entretenu ses secrets dans un « château » tout neuf

  • dimanche 14.03.2010, 05:07 - La Voix du Nord

     Le sérieux Comte du bois des Naix est toujours suivi du gardien grimaçant, pour le plaisir des enfants. PHOTOS CHRISTOPHE LEFEBVRELe sérieux Comte du bois des Naix est toujours suivi du gardien grimaçant, pour le plaisir des enfants. PHOTOS CHRISTOPHE LEFEBVRE

    |  SPECTACLE |

    C'est l'un de ces spectacles qui font surfer vos innombrables « oh ! » ...

     

    sur la gamme entière des sensations. D'abord l'entrée dans un nouveau lieu de spectacle impressionne le public. Ils ne sont pas venus pour le nouveau Casino Théâtre, mais ils étaient tout de même curieux. « Tu crois qu'il va y avoir du feu sur scène ? », s'inquiète un enfant. « T'en fais pas, la sécurité est passée il y a deux jours dans les locaux, ça va aller ! », le rassure sa maman.

    La fumée emplit la salle, le rideau fait scintiller toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. On frappe dans les mains, impatient. « Je l'ai déjà vu à Paris, glisse Laurent, Arrageois venu voir son idole. Mais cette salle est mieux, à taille humaine. » Effectivement, la configuration permettra à Dani Lary une véritable interactivité. Dans son magnifique costume, l'homme qui, il y a quelques décennies, rêvait de prendre la place du Comte Dracula, réalise enfin son rêve d'enfant en interprétant le personnage qu'il a imaginé : le Comte du Bois de Naix, fiancé à la belle Valériane. « Bienvenue dans mon Château des Secrets... restauré il n'y a pas longtemps, il y a encore du plâtre et ça sent la peinture !

    », plaisante le magicien. Il s'amusera d'ailleurs de l'escalier qui lui permet de descendre parmi les spectateurs... qui ne manqueront pas de venir l'admirer durant l'entracte !

    Des gamins choisis au hasard servent tour à tour d'acolytes à l'homme à la cape. « Oh ! » d'admiration lorsqu'il disparaît puis réapparaît dans le public au bout de trente secondes. « Oh ! » perplexe quand il veut faire croire à son don d'ubiquité. « Oh ! » entendu lorsqu'il tranche la tête de son gardien qui réapparaît aussitôt. Les grands classiques dignes de Copperfield sont reproduits. Mais le moment à couper le souffle reste la lévitation du magicien assis et jouant du piano, avec « loopings » à 360°, le sourire aux lèvres. Le discours touchant de l'enfant devenu magicien, force enfin un « oh ! » attendri. La standing ovation amplifie l'émotion de l'illusionniste. Ce n'est pas un imitateur de Copperfield que le public a admiré. C'était du grand Dani Lary. •

    AUDREY HALFORD

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